• Search:

Maladies cardiaques / Maladie coronarienne / L'infarctus cardiaque







L'infarctus cardiaque


Un thrombus (caillot sanguin) peut brutalement s’accoller à une plaque (sténose) coronarienne préexistante et obstruer l’artère. Le sang ne parvient plus au muscle cardiaque. Si l’artère n’est pas débouchée dans les heures qui suivent, le muscle cardiaque meurt (il se nécrose); c’est l’infarctus du myocarde. La sténose n’est pas forcément serrée; une plaque peu serrée peut se rompre et boucher l’artère.
Classiquement, l’infarctus s’annonce par une crise d’angor particulièrement intense et prolongée, survenant au repos, allant en va et vient, s’accompagnant d’angoisse et de sueurs. Cette sonnette d’alarme permet au patient d’appeler l’ambulance à temps. Malheureusement, des formes frustes sont souvent méconnues, l’infarctus peut évoluer de façon fulgurante; dans ces deux cas, le patient risque de mourir subitement.
L’infarctus reste un accident grave: alors que les progrès de la médecine ont permis de réduire la mortalité, une fois le patient arrivé à l’hôpital, de 50 % il y a quarante ans à moins de 6 % aujourd’hui; 25 à 30% meurent avant d’avoir été pris en charge. Au stade aigü peuvent en effet survenir des troubles du rythme cardiaque rapidement mortels, appelés tachycardie ou fibrillation ventriculaire. En milieu hospitalier, ils sont immédiatement détectés par les moniteurs et rattrapés par un choc électrique.
Plus le segment artériel touché est important et que l’occlusion se prolonge, plus l’étendue du muscle cardiaque nécrosé est grande. Le myocarde, ainsi affaibli, n’est plus à même d’assurer les besoins en énergie de l’organisme à l’effort. Le patient s’essouffle plus facilement, on parle d’insuffisance cardiaque.
Dans le but de conserver un maximum de myocarde intact, on essaie de reperfuser l’artère thrombosée dans les meilleurs délais, c’est-à-dire dans les six heures après l’apparition des symptômes.
Le médecin qui voit le patient au service d’urgences de l’hôpital fait rapidement le diagnostic d’infarctus aigü sur l’électrocardiogramme et décide de la conduite à tenir. Dans la plupart des cas, on réalise par cathétérisme une radiographie des coronaires, appelée coronarographie qui visualise le réseau coronarien et permet de localiser les segments sténosés ainsi que l’artère obstruée.
Dans la mesure du possible, le segment thrombosé, responsable de l’infarctus, peut être désobstrué à l’aide d’un cathéter à ballonnet qui dilate la sténose; on parle de dilatation ou d’angioplastie.
L’évolution est alors généralement favorable. Le patient reste hospitalisé pour une convalescence de quelques jours au cours desquels on entame une rééducation physique et on traite les facteurs de risque.

Comment prévenir la maladie coronarienne et l’infarctus?

Retour